Ouvrage publié
par DUNOD

L'AUTEUR

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Hubert Landier est consultant spécialisé en relations sociales.
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LE LIVRE

30 octobre 2006

L'entreprise devient la tour de Babel : un tchat pas comme les autres !

Un tchat pas comme les autres !

Retrouvez les grands moments du tchat en direct avec les lecteurs du Journal du management (www.journaldumanagement.com) sur mon livre Divorce à la française !

Consulter le tchat du 24 octobre 2006 : http://management.journaldunet.com/0610/0610158-chat-hubert-landier.shtml

20 octobre 2006

les jeunes et l'entreprise

"Non, il n'y a pas de divorce irrémédiable entre les jeunes et l'entreprise", aurait déclaré Yvon Gattaz, président de l'Association Jeunes et Entreprise ; on l'espère bien ; mais on ne saurait en déduire pour autant que c'est le grand amour. La réalité, telle qu'on peut l'analyser sur le terrain, et non à partir de résultats de sondages, trop globaux, est beaucoup plus nuancée :

- les jeunes arrivent souvent dans le monde de l'entreprise sans y avoir été préparés ;

- ils en ont souvent une image a priori négative ;

- leur première expérience (stage ou premier emploi) est déterminante pour la suite.

L'ancien président du CNPF est dans son rôle en défendant l'entreprise ; doit-on pour autant s'imaginer que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes, certainement pas. Ce n'est pas, du moins, ce que j'entends "sur le terrain". Et dès lors, il faut se demander ce que l'entreprise peut faire pour que ce divorce , effectivement, ne soit pas" irrémédiable". Vaste programme !

06 octobre 2006

Ce qu'ils disent du livre

Je suis surpris par l'accueil réservé au livre par les commentateurs, et notamment par les journalistes : "ce que vous dites correspond à ce que nous vivons ou à ce qu'on nous dit de l'ambiance au sein des grndes entreprises". Mais il y a aussi les commentaires du style : "vous feriez mieux d'avoir une vision positive et d'encourager les gens à s'investir dans leur travail plutôt que d'adopter le point de vue de "la France qui décline" ou "tout ça, c'est la faute aux syndicats et aux partis de gauche qui crachent sur l'entreprise".

Ce point de vue relève bien entendu du parti pris idéologique. J'ai essayé de produire une photographie à partir de ce que les salariés que j'ai eu l'occasion d'interroger m'ont dit de ce qu'ils ressentaient. ensuite de quoi je mle suis livré à un essai d'interprétation que chacun est libre bien entendu de discuter. Mais j'aimerais que l'on sorte des accusations rituelles de type "c'est la faute aux patrons" ou "c'est la faute aux syndicats". La réalité est plus complexe et le problème est de savoir coment on en est arrivés là.

En fait, ces accusations réciproques relèvent d'une méconnaissance de la façon dont se crée l'image que les gens se font de l'entreprise. Cette image ne résulte pas de partis pris, ou d'une prise en considération des grands indicateurs économique, mais des petits faits de la vie quotidienne, qui s'accumulent et en vienne tà provoquer une conclusion plus globale,de style "on se moque de nous" ou "ça s'améliore". Et c'est cela qu'il importe de comprendre si l'on veut que l'image de l'entreprise s'améliore. Travailler sur les petites choses. Je crois que c'est Annck Coupé, l'une des fondatrices du syndicat SUD, qui disait : "pour nous, il n'y a pas de petite revendication". Elle a raison ; et la réponse des dirigeants d'entreprise devrait être : "pour nous, il n'y a pas de petite amélioration". Morale de l'histoire : arrêtons de nous payer de mots ; commençons par changer cette chaise bancale qui empoisonne la vie de la personne qui s'en sert ; le reste viendra pas surcroît. Mais encore convient-il de s'y intéresser, ce qui ne s'apprend sans doute pas dans les séminaires de managempent, tel qu'on le professe.

20 septembre 2006

Un projet pour "L'Express"

On apprend que "L'Express" a été racheté par un financier belge. L'heureux acquéreur du journal de Françoise Giroud lui a fixé un objectif de rentabilité de 15%. C'est un beau projet éditorial. On imagine qu'il a de quoi enthousismer la rédaction. En plus, il donne envie de l'acheter.

28 août 2006

Comment s'est construit le livre

Ce livre est issu, en fait, de ma pratique de consultant spécialisé dans la dimension humaine et sociale de l'entreprise. Celle-ci me donne l'occasiion de passer le plus clair de mon temps dans des entreprises de tous secteurs d'activité, généralement de grandes entreprises, notamment pour y réaliser des diagnostics de climat social. J'ai donc progressivement accumulé un "matériau" extrêmement riche, provenant d'entretiens en profondeur réalisés sous couvert de confidentialité et qui ont parfois duré jusqu'à quatre heures de temps ...

Parallèlement, j'édite une newsletter électronique, "Management social", qui m'oblige, deux fois par mois, à établir des synthèses de l'actualité sociale et des grandes tendances sociales dans lesquelles s'inscrit l'actiion des entreprises. J'y dénonce depuis des années une détérioration profonde de l'image des entreprises. voilà comment le livre s'est progressivement construit.

Ce qui m'a frappé, aux premières réactions, c'est qu'il semble exprimer ce que beaucoup de gens constatent autour d'eux ou dans leur propre entreprise. Mais je ne voulais pas en rester à un constat sociologique négatif. D'abord parce que je ne suis pas sociologue de formation ; ensuite, parce que, en tant que consultant, je me devais de proposer des pistes d'action. Ce que j'ai essayé de faire dans le dernier chapitre.

Mais je suis conscient de ce qu'il faudrait aller plus loin. Vous m'y aiderez par vos suggestions. C'est pourquoi je les attends avec impatience.

24 août 2006

"French disconnection"

Comme beaucoup de visiteurs de ce blog, je reviens de vacances. Et donc, je reviens de Chine. Le quotidien anglophonde Hong Kong, le "South china Morning Post", dans son éditin du mardi 22 août, consacrait une page entière à la France. Le titre laisse rêveur :

"FRENCH DISCONNECTION"

On y apprend que les Français travailent moins longtemps que dans lesa utres pays européens, qu'ils partent en moyenne en retraît plus tôt, que le chômage des jeunes fait des ravages, compte tenu d'un taux de croissance insuffisant, et que d'aileurs les jeunes manquent d'ardeur au travail.

Un hôtelier, le patron de "l'Auberge de l'`hermine", à Saint Malo, explique qu'il ne trouve pas de jeunes Français à employer, compte tenu des horaires pratiqués dans la profession, et qau'il fait donc appel à de jeunes stagiaires chinois. Un jeune Français expatrié à Shanghaï, interviewé, explique qu'il a trouvé en France des possibilités d'évolution qu'il n'aurait jamais trouvé en France. Pour un jeune qui a de l"'ambitiin, mieux vaut donc partir en chine, au Canada ou aux Etats Unis, que de rester à dormir dans un pays qui serait décidément en panne.

Les hommes politiques auraient échoué à faire évoluer la situatioin, qu'ils soient de droite ou de gauche, et Jacques Chirac serait considéré par les Français comme "le grand menteur" (en français dans le texte).

Dans ces conditions, poursuit l'article, les Chinoios ne sont pas fondés à prendre en considération les récriminatiions françaises sur la concurrence que représentent leurs produits, notamment le textile.

Cet article conduit à se poser deux questions :

1) est-il juste ?
2) s'il l'est, une telle situation est-elle révesible, dans quel délai et comment ?

Il me semble que la réponse n'est pas tout à fait déconnectée par rapport à l'image négative que l'entreprise française donne d'elle-même. Qu'en pensez-vous ?